Projets retenus par le conseil d’administration
Financé dans le cadre de :Programme 2010-2011: 3e appel de projets de juin 2010
Industriels: Hydro-Québec
Institutions de recherche: Université de Montréal
144 000$
Comme la majorité des grands industriels, Hydro-Québec possède plusieurs sites contaminés. Ces sites représentent un passif environnemental de dizaines de millions de dollars. Les coûts associés aux approches de décontamination conventionnelles sont très élevés puisqu'ils impliquent l'excavation du sol et leur transport vers un site de traitement où il sera traité, incinéré et/ou enfoui. À l'opposé, la phytoremédiation est une approche peu coûteuse utilisant les propriétés des plantes pour réduire la charge polluante du sol. Le principe général de la phytoremédiation repose sur la formation d’un continuum sol-plante-atmosphère, où une substance passe du sol aux racines, grâce à la pression exercée par le flux transpiratoire, pour être ensuite transloquée aux parties aériennes ou sont métabolisées, décomposées et/ou volatilisées. De nombreuses études ont démontré, que la présence de plantes, permettait l’accroissement d’une microflore propice à la dégradation de composés organiques comme les BPCs, et pour biostimuler la rhizodégradation de tels composés. Ainsi, des travaux menés par notre équipe sur des sols comportant des HAP, BPC et métaux lourds ont mis en évidence la capacité de certaines espèces végétales à croître sur des milieux contaminés et à extraire des contaminants et en dégrader d’autres. Toutefois, des travaux de recherche et de développement sont encore nécessaires afin d'optimiser l'approche de décontamination par phytoremédiation et adapter la technologie à un éventail plus large de contaminants. Les principaux objectifs proposés dans le cadre de ce projet entre l'IRBV de l'Université de Montréal et Hydro-Québec sont les suivants:
i) Caractériser la dynamique des polluants dans les sols et leurs interactions avec les plantes.
ii) Identifier des espèces végétales adaptées à la remédiation des contaminants présents sur les sites d'Hydro-Québec.
iii) Mettre en place des plantations expérimentales afin d'évaluer le potentiel de la phytoremédiation à grande échelle pour Hydro-Québec.