Projets retenus par le conseil d’administration
Financé dans le cadre de :Programme 2009-2010: 1er appel de projet de juin 2009
Industriels: PremierTech, Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec
Institutions de recherche: Université de Montréal, Biopterre, Centre de recherche sur les biotechnologies marines
347 500$
Le maïs et le soya constituent les deux principales cultures agricoles au Québec et en Ontario. Le coût des engrais a augmenté de façon draconienne au cours des dernières années et constitue une part non négligeable des coûts de production pour ces cultures. D’autre part, il a été estimé que les sources de phosphore inorganique disponibles seraient épuisées dans une cinquantaine d’années. Or, la demande mondiale croissante pour les engrais fera en sorte que les prix vont continuer d’augmenter. De plus, l’utilisation d’engrais chimiques est associée à la dégradation des sols et de la qualité des cours d’eau. Dans un contexte où les pratiques agricoles doivent évoluer en tenant compte autant des facteurs économiques qu’environnementaux, la gestion de la fertilisation et de la fertilité des sols constitue un enjeu majeur. Or, les champignons endomycorhiziens constituent une composante essentielle à considérer pour une meilleure gestion de la fertilité des sols. Ces champignons sont des organismes symbiotiques bénéfiques aux végétaux du fait qu’ils augmentent l’absorption des éléments nutritifs (principalement le P) par les racines, qu’ils favorisent une plus grande résistance des plantes envers les stress environnementaux (maladies, sécheresse, etc) et qu’ils jouent un rôle majeur sur les propriétés microbiologiques et physiques du sol. L’utilisation d’inoculants mycorhiziens en agriculture présente donc un intérêt grandissant. Une des problématiques importantes rencontrées actuellement est qu’il n’existe pas de méthodes fiables et rapides pour identifier et quantifier les propagules viables de champignons endomycorhiziens dans les inoculants et dans les sols. Or, le développement de procédures de quantification spécifiques est un pré-requis pour assurer la qualité des produits qui se retrouvent sur le marché, pour faciliter le contrôle par les organismes gouvernementaux, pour améliorer les recommandations aux producteurs et pour amener l’industrie à un niveau technologique supérieur. Ce projet vise donc, d’une part, à développer des méthodes d’analyses qui permettront de quantifier les champignons endomycorhiziens par des techniques de biologie moléculaire. Un service d’analyses pourra ainsi être offert par le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) pour les producteurs et autres intervenants. D’autre part, ce projet vise à développer un inoculant multi espèces capable de mieux performer dans certaines conditions de culture du maïs dans l’Est du Canada. À cette fin, une deuxième espèce de champignon mycorhizien complémentaire à celle qui est présentement commercialisée sera sélectionnée. La combinaison de deux espèces ayant des propriétés complémentaires quant à leur fonctionnalité permettra d’augmenter la performance des inoculants sous des conditions de champ particulières (ex : niveau de P élevé). Une partie importante du projet visera d’une part à déterminer les paramètres de production et de formulation de cette nouvelle espèce et à valider ses performances sur le terrain. Ce projet permettra donc de fournir aux producteurs un outil supplémentaire pour réduire les apports en engrais chimiques, améliorer la fertilité des sols et augmenter leurs rendements. L’utilisation d’inoculants mycorhiziens pour le maïs améliorera la rentabilité de la production tout en réduisant l’impact environnemental négatif des pratiques agricoles intensives.