Projets retenus par le conseil d’administration
Financé dans le cadre de :Programme 2011-2012: 4e appel de projets de novembre 2010
Industriels: Kruger, Hydro-Québec, GreenField Éthanol
Institutions de recherche: École Polytechnique de Montréal, CNETE, FP Innovations
129 537$
Le bioraffinage forestier est la transformation de la biomasse sylvestre en une large gamme de combustibles et de produits divers dont certains ont une valeur ajoutée très substantielle. L’implantation de la bioraffinerie forestière peut donc être, pour le secteur industriel forestier, un moyen de diversifier son éventail de produits et de générer de nouveaux revenus. Cette possibilité est particulièrement attrayante alors que l’industrie forestière traverse une période de précarité économique qui perdure. Les fermetures d’usines non rentables qui se succèdent depuis un certain temps ont des conséquences sociales et économiques catastrophiques sur les petites villes dont l’économie est dépendante de cette industrie.
Néanmoins, l’implantation de la bioraffinerie par l’industrie forestière présente un certain nombre de défis inhabituels très sérieux tels que :
• Maîtriser de nouvelles technologies, faire des choix appropriés entre de nombreuses options ;
• Réaliser l’intégration de la chaine de transformation aval avec l’industrie chimique et pétro- chimique ;
• Gérer l’implantation dans le secteur forestier lui-même pour éviter la sur-saturation du marché des produits à haute valeur ajoutée mais au tonnage limité ;
• Assurer la pérennité des nouvelles opérations dans un contexte de développement durable.
Le programme de recherche en cours à l’École Polytechnique et au Centre National en Électrochimie et en Technologies Environnementales affilié au CEGEP de Shawinigan a pour but de développer des outils et méthodes, de proposer des
cheminements pour aider l’industrie à surmonter certains de ces défis :
• Une démarche progressive d’implantation d’unités de bioraffinage dans les usines papetières existantes tout en maintenant la ligne de production papetière pendant au moins un certain temps ;
• Le choix de technologies de première génération qui peuvent être mises en oeuvre à relativement court terme ;
• Le développement et la démonstration de faisabilité du concept de bioraffinerie verte, c-à-d à consommation de carburant fossile nulle, et à émissions de CO2 réduites ;
• La mise au point d’une méthodologie nouvelle d’optimisation et d’intégration du site complet produisant des résultats très supérieurs à la pratique courante.
Un projet complémentaire entrepris grâce à une subvention du CRIBIQ permettra d’investiguer de nouvelles voies et d’augmenter la portée de la recherche en cours dans les domaines suivants :
• Développement de technologies de seconde génération à fort contenu québécois : extraction par précipitation électrolytique de la lignine, amélioration du rendement de la fermentation des sucres à 5 carbones extraits des hémicelluloses pour la fabrication de bio-carburants et de composés précurseurs de synthèse ;
• Extension du procédé de bio-gazéification à de nouvelles sources de biomasses dérivées de la forêt : lignine, liqueur résiduelle de la mise en pâte ;
• Addition de nouvelles capacités à la méthodologie d’analyse et optimisation développée par l’équipe de Polytechnique : évaluation de la performance énergétique initiale des équipements, formulation des contraintes à l’optimisation, développement d’un algorithme itératif, programmation mathématique de la méthodologie.